sábado, 29 de julho de 2017

D'o Encantamento

Nicholas Roerich © Nanda Devi (1944)

«Um fraco desejo de regressar lá ao alto surge um dia em nós. Assim recomeça o encantamento.»
Walter Bonatti (1962 in CUIÇA, 2010: 27)

Je crois fermement à l’enseignement de la nature. Et c’est pour cela que je suis convaincu que la montagne, avec ses beautés, ses lois sévères, reste aujourd’hui encore plus qu’hier une des plus sûres écoles de caractère. Parce que là-haut on apprend avant tout à souffrir.
(…) Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, ètre alpiniste ne signifie pas exactement risquer sa vie en manière de passe-temps, en restant accroché des journées entières à des paróis absurdes, cramponné à des rudimentaires et peu sûres engins, avec pour seul propôs une escalade conçue comme une fin en soi; voire même l’escalade d’une montagne aujourd’hui accessible par un commode moyen mécanique. S’il en était ainsi, et rapproché par antithése des progrès d’une technique qui a force jusqu’aux espaces inter-sidéraux, l’alpinisme ne serait à l’évidence qu’une activité retrograde et ridicule. Non. Même si les excès decadentes d’un goût tout gratuit de la virtuosité, dans certaines escalades modernes, peuvent déconcerter, désorienter la majorité, le véritable alpinisme est bien autre chose: avant tout, un motif de lutte et de cônquete intérieure, d’affinement et de jouissance spirituelle, qui a la montagne pour ideal et magnifique camp d’action. Les fatigues, les souffrances, les privations dont l’ascension d’une cime est presque toujours hérissée deviennent de ses fait des conditions valables, que l’alpiniste accepte pour tremper ses forces et son caractère. En outre dans ce climat de bataille, au contact direct des difficultés, des inconnues et des mille dangers de la montagne, l’alpiniste se révèle, tel qu’il est réellement, dépouillé avec une sincérité impitoyable, avec ses qualités et ses défauts, à ses propes yeux et aux yeux des autres. Je pense que cela seul pourrait suffire à demontrer que la montagne peut devenir pour qui la gravit le principe initial d’une des plus belles et des plus fécondes exaltations de la vie. [BONATTI, 1987: 7-8]

Nicholas Roerich © SKanchedzonga (1944)

REFERÊNCIAS BIBLIOGRÁFICAS
BONATTI, Walter. A Mes Montagnes. Paris: Éditions Arthaud, 1987, pp. 286. ISBN 2-7003-0673-2
CUIÇA, Pedro. Guia de Montanha – Manual Técnico de Montanhismo I. Lisboa: Federação de Campismo e Montanhismo de Portugal/Campo Base, 2010, pp. 224. ISBN 978-989-96647-1-5

Sem comentários:

Enviar um comentário